Pessimisme radical

Le pessimisme radical, qui caractérise ce blog et sa page FB, n’est pas seulement le fruit d’un esprit que l’on peut croire méchant et torturé, il vient surtout d’une lecture raisonnable du passé. Quand on considère celui-ci de près, les raisons d’espérer se volatilisent : parce que nous n’en sommes pas arrivés là par hasard mais parce que tout nous y a conduit. Le développement de l’humanité n’a pas été uniforme, – il existe encore de rares populations vivant comme à « l’âge de pierre » -, mais c’est son « fer de lance » qui détruit l’environnement et provoque cette montée constante du CO2. Et c’est dans ce « fer de lance », – les pays développés qui continuent de se livrer à une concurrence acharnée -, que se sont « empilées » et « condensées » les innombrables causes auxquelles il est impossible de mettre fin. Des causes dont les effets vont se nicher partout et dans les moindres détails : des patrons qui vous chipotent la minute de pause, des banques qui prélèvent des frais sans vergogne, des entreprises chinoises du BTP où l’on travaille 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, des mines infernales où de pauvres hères creusent des trous d’homme à la pioche, etc.

Celles et ceux qui prétendent que des solutions existent, – laissant entendre qu’il suffirait de les mettre en œuvre comme l’on gère une entreprise -, ne tirent pas du passé les mêmes leçons que nous. Ils ne voient pas que ce passé, (qu’il faut faire remonter aux premières gravures rupestres si ce n’est à l’émergence d’Homo sapiens avec sa maîtrise du feu), est toujours présent via ses causes persistantes. La monnaie, pour ne citer qu’un exemple, a permis de s’affranchir des limites pratiques du troc, et c’est ainsi que des mineurs congolais se retrouvent désormais comme embauchés à la fabrication de smartphones. Pathétique.

Les solutions du futur, éco, bio et tout c’qu’on veut, ne peuvent être qu’à l’image de celles du passé : des illusions. Les réflexions profondes des bonnes âmes ne sont pas encore assez profondes pour qu’il en aille autrement. Leurs solutions se feront balayer par le changement climatique, parce que désormais c’est lui qui mène la danse.

 

Paris, le 9 août 2018

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