Quand des écologistes diabolisent Jancovici

Ou comment éviter la question : quelle gouvernance pour sauver le climat et la biosphère ?


Après Hervé Kempf et son portrait de Jancovici en « réactionnaire », rebelote, des dizaines d’associations écologistes cosignent une tribune pour dénoncer « l’imposture » du « premier de cordée » de l’industrie nucléaire. Pourquoi un tel « acharnement » qui n’a rien de thérapeutique, qui n’apporte aucun élément nouveau, et qui présente les mêmes défauts que les critiques précédentes ?

Pour l’heure, votre serviteur ne connaît guère qu’une seule critique sérieuse et pertinente, celle formulée par Yves Cochet dans une interview à LCI :

« Contrairement à Jean-Marc, je ne pense pas que le nucléaire amortira la chute. Si je sors du raisonnement économique, le nucléaire ne peut fonctionner selon moi que dans des sociétés stables, démocratiques et très technologiques. Ces trois conditions sont nécessaires pour la gestion des déchets nucléaires, dont la radioactivité dure plusieurs dizaines de milliers d’années. Or, qui peut parier sur le fait que la France, ou l’Europe, conserve la même stabilité, le même niveau technologique et le même système démocratique dans le contexte de crise qui marquera le 21e siècle, et possiblement le 22e siècle ? »

Hélas, on ne trouve rien de ce genre dans cette tribune où des écologistes se ridiculisent une fois de plus, car leurs arguments sont pour le moins légers eu égard aux enjeux. Jancovici tient-il un « discours profondément sexiste » ? C’est bien possible, il est toujours permis de le croire, mais quelle importance ?1 Ce n’est pas déterminant dans les choix hautement stratégiques et collectifs auxquels nous sommes confrontés. Une telle critique, qui vise ouvertement à ternir la réputation du personnage sans s’attaquer à ses arguments, ne vaut pas un pet de lapin.

Les signataires ont cependant plus costaud à nous mettre sous la dent. Selon eux, Jancovici est d’abord un idéologue opportuniste, plus soucieux de diffuser sa « vision de la société » que de lutter pour le climat :

« La pensée de Jean-Marc Jancovici structure celle du Shift Project et de Carbone 4. Ces dernières sont en fait des outils au service de la vision de la société que développe Jancovici. Il part d’un point de vue d’ingénieur pour arriver à une position idéologique qui va bien au-delà d’un discours sur l’urgence climatique. »

Pour justifier ce point de vue, suivent trois paragraphes qui nous disent tout de ses origines, activités lucratives et liens de dépendance : « Premier de cordée », « Un Shift Project truffé d’ »élites » » et « Jancovici, capitaliste décomplexé ». Ils le dépeignent en véritable lobbyiste de l’industrie, un personnage compromis jusqu’au cou avec le complexe militaro-industriel. Il ne serait qu’un de ces « experts » qui mènent le monde à sa ruine écologique, à cause de leur détestable « vision » :

« Non, le nucléaire n’est décidément pas une énergie compatible avec l’écologie ! Jancovici, un écologiste ? Un discours social inégalitaire, la défense du système économique et politique en place, l’appel à une gouvernance autoritaire, conduite par des élites sous influence d’« experts », un discours patriarcal, la connivence avec les multinationales, la négation des plus importantes catastrophes industrielles, la promotion du nucléaire dont la crise climatique renforce les dangers… devraient rendre incompatible la vision de Jean-Marc Jancovici avec une vision écologiste du monde. »

***

Il serait possible mais bien trop fastidieux de « réfuter » chacune de leurs assertions, nous ne prendrons que la plus simple et la plus importante : « l’appel à une gouvernance autoritaire » qu’ils justifient de cette seule citation de l’intéressé :

« Il faut être capable de s’imposer des efforts extrêmement significatifs, et il faut un pouvoir très fort pour faire respecter ces efforts. »

Cela nous semble une évidence, mais il semble surtout que c’est la réalité qui l’exige, (non Jancovici qui le demande, il ne fait qu’avertir), car l’on voit mal comment un pouvoir faible pourrait obtenir des résultats concrets et durables à l’échelon national. Rappelons à tout hasard, qu’au lendemain de la chute du Mur, le pouvoir en Russie fut incarné par Boris Eltsine, un alcoolique qui permit à la nomenklatura de s’emparer des industries étatiques, en laissant des millions de personnes sur le carreau. Les Russes se retrouvèrent dans une misère noire, au point que l’espérance de vie diminua de façon notable, et c’est Poutine qui redressa la barre à partir des années 2000. (Les dictateurs ne sont pas tous de droite et au service du capitalisme international comme Augusto Pinochet au Chili : Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi étaient de gauche selon nos critères, et c’est bien pourquoi ils ont eu la fin peu enviable qu’on leur connaît.) Rappelons aussi que le capitalisme doit (en partie) son succès à sa « gouvernance autoritaire », de surcroît élitiste et sous influence d’experts, ce qui suggère que ce type de gouvernance n’est pas dépourvu de toute efficacité.

Sans autoritarisme pour appliquer des choix politiques, (qui ne peuvent pas être « collectifs » dans le système actuel, on a vu comment les médias ont torpillé la CCC alors que l’ignoble Jancovici, soit dit en passant, était 100% pour, ce que nos brillants écologistes évitent d’écrire), sans autoritarisme la société est vouée au chaos, et quand le chaos s’installe, ce sont encore les puissants qui mènent la danse. Mais de cela aussi ils évitent de parler : comme leurs prédécesseurs, les signataires de cette tribune n’ont pas jugé utile de répondre au fameux dilemme : « nucléaire ou barbarie ? », et l’on comprend bien pourquoi : quand on élude cette question, critiquer Jancovici devient immédiatement plus simple et plus facile.

Si nous reconnaissons volontiers que Janco ne devrait pas minimiser les risques nucléaires,2 (ce qui ne peut pas convaincre les écologistes), les autres arguments sont fallacieux, et pour certains ridicules, notamment quand ils minimisent son rôle dans la lutte pour le climat. Les écolos seraient plus crédibles s’ils en faisaient autant que le Shift Project qui se démène pour élaborer des propositions concrètes basées sur des études sérieuses, comme le montre son site :

shift-project

Au lieu de cela, ils « proposent » une « vision écologiste du monde » qu’ils caractérisent ainsi :

  • « Une relocalisation qui permettrait de poser les besoins énergétiques au plus près des territoires en évitant les gaspillages. » : on suppose qu’ils parlent de LA relocalisation des activités sur le territoire national et des gaspillages liés aux transports, internationaux en particulier. A notre connaissance, Jancovici n’y est pas opposé, mais comment faire ? On attend leurs solutions depuis les années 80.
  • « Une écologie basée sur la démocratie, (…) » : excellente idée quand on sait que 95% des Français ont d’autres soucis et qu’ils ne sont pas pressés de changer leur mode de vie.
  • « Une écologie non confisquée par les experts. (…) » : les écologistes détestent les experts, sauf quand ils sont dans leurs rangs ou pondent des études qui vont dans leur sens.
  • « Une écologie basée sur la sobriété, et non pas sur la continuité de l’infernal couple production/consommation. » : vœu pieux, rêve de révolutionnaire ! Pas l’ombre d’un début d’une esquisse de solution, nous en avons longuement parlé dans « La décroissance ». En revanche, Jancovici se consacre entièrement à ce qu’on pourrait appeler la « sobriété carbone » : sans doute est-il encore loin de leurs splendides idéaux, mais c’est au moins un premier pas concret.
  • « Une écologie qui se débarrasse du nucléaire, (…) » : ça, on l’avait compris…

Il est tout à fait légitime de « défendre » sa propre « vision du monde », l’idéalisme n’est pas un mal en soi, c’est au contraire une « noble » et puissante source de motivation. Mais critiquer le réalisme d’un Jancovici sur des bases idéalistes revient à vouloir dissoudre du béton dans la poésie, car la réalité est ce qu’elle est, certes détestable à tous points de vue, mais l’on n’a jamais vu que des incantations magiques pouvaient la changer. La réalité est surtout collective alors que l’idéalisme ne peut être qu’une attitude personnelle, (au mieux partagée par un certains nombre de personnes), et l’Histoire montre qu’il conduit souvent au pire quand il s’empare du pouvoir politique. Et les fameux chasseurs-cueilleurs, que d’aucuns prennent pour référence, n’étaient sûrement pas des idéalistes : au contact direct de la nature, sans notre système pour en amortir les rudesses, ils ne pouvaient pas se le permettre.

***

Nous aurions plus de respect pour ces écologistes si, au lieu de ce futile portrait au vitriol, ils avaient répondu à la question : « Quelle gouvernance pour sauver le climat et la biosphère ? », car c’est le problème de fond qui devrait intéresser tout le monde pour les raisons suivantes :

  • Tout le monde veut que l’on fasse ce qu’il faut pour parer aux menaces gravissimes que l’on connaît, et ce, sans tomber dans une dictature barbare qui ne sauverait que les intérêts des puissants.
  • Le capitalisme ayant mis dans les mains de tout un chacun, de l’individu à la multinationale géante, des moyens techniques énormes par rapport à ce qu’ils seraient restés sans les énergies fossiles, et leur usage ayant conduit à la situation présente que tout le monde déplore, n’est-il pas légitime de se demander s’il ne conviendrait pas de limiter de jure ce qui est permis de facto, c’est-à-dire de recourir à la force de la loi, avec un minimum de dirigisme et d’autoritarisme ?
  • Les citoyens ordinaires étant ignorants et non motivés, faut-il attendre leur adhésion démocratique pleine et entière avant d’imposer la moindre solution ? Quid des entreprises et institutions capitalistes ? Peut-on espérer que la FNSEA, qui milite exclusivement pour le productivisme agricole, vienne d’elle-même faire son mea culpa et bascule dans le camp des gentils écolos ?

Bref, au lieu de jeter l’anathème sur un monsieur plutôt proche de leurs positions, nos rigolos écolos feraient mieux de se poser des questions.

Paris, le 19 novembre 2021

1 Les étiquettes servant à étiqueter, et tout pouvant l’être, on peut coller celle de sexisme sur tout et n’importe quoi, du viol caractérisé à la moindre petite phrase. On aimerait à propos savoir combien de femmes ont participé à l’écriture de cette tribune…

2 Il est évident que le nucléaire a fait jusqu’ici beaucoup moins de victimes que les autres pollutions, mais la gestion hautement technique des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima montre que la société doit être très bien organisée. En cas d’accident grave dans cinquante ans, pourra-t-on encore gérer les conséquences de la même façon ? Ne risque-t-on pas de se retrouver dans la situation de l’ex-URSS, qui certes a su parer au plus pressé grâce au sacrifice des premiers sauveteurs, mais qui était techniquement incapable de faire plus ?


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Illustration : « Nucléaire. Quand EDF joue avec la durée de vie des centrales »

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ANNEXE : texte intégral de la tribune « Jancovici… une imposture écologique ? »

12 commentaires sur “Quand des écologistes diabolisent Jancovici

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  1. Pour en revenir à la question initiale : quelle gouvernance pour sauver le climat et la biosphère ?
    Laissons donc tomber ces sauvetages absurdes, le climat et la planète ne sont nullement en danger, ils n’ont pas besoin d’être sauvés. Par contre on peut toujours essayer de sauver telle ou telle espèce, de l’extinction, à commencer par la notre. Et se sauver soi-même, bien sûr.
    Bien qu’on ne puisse écarter ni l’idée ni la probabilité, je ne pense pas que notre espèce disparaitra. Du moins ce coup ci. Même si une Méga Cata (Tempête etc.) décimait 99% de l’humanité, en l’espace de quelques jours ou années… vu notre nombre, les rescapés auraient encore la possibilité de repeupler la Terre. Reste à imaginer à quoi ils ressembleraient. Et pas seulement physiquement.
    Je pense qu’on peut dire que la gouvernance est déjà mondialisée (Capitalisme mondialisé). Même durcie… cette gouvernance volera certainement en éclats. Bien sûr je n’ai pas de boule de cristal, bien sûr l’avenir n’est pas écrit, toutefois je ne crois pas aux miracles. Et je n’ai aucun mal à imaginer un monde à la Mad-Max.
    Maintenant je crois en l’évolution. Notre espèce est encore jeune (300.000 ans), je dis souvent que Sapiens n’en est qu’au stade de l’adolescence (l’âge bête). Je me plais donc à croire qu’il a encore une bonne marge de progression, vers ce Sapiens enfin digne de ce nom. Alors en attendant… j’invite à faire comme le Colibri. Faisons notre petite part, essayons tout simplement, tout connement, de tirer notre espèce vers le haut. Un tout petit peu, c’est toujours ça.

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  2. Je découvre votre site à l’instant, j’ai lu votre ligne éditoriale, a priori ce que j’ai lu a tout pour me plaire.
    Pour en revenir à Jancovici, pour moi ses compétences se limitent au domaine de l’énergie (les watts, les joules, les esclaves énergétiques etc.) Pour moi il n’est pas un expert du nucléaire, il me le prouve rien qu’avec sa façon de parler du problème des déchets (« on fait un trou bien profond, on les y balance et on les oublie »). Par contre ce qui est sûr c’est qu’il n’est pas neutre sur ces questions, donc pas objectif.
    Je ne crois pas du tout à sa théorie selon laquelle le nucléaire servirait d’ « amortisseur pour la décroissance » et je rejoins Cochet quand il dit : « Si je sors du raisonnement économique, le nucléaire ne peut fonctionner selon moi que dans des sociétés stables, démocratiques et très technologiques […] Or, qui peut parier sur le fait que la France, ou l’Europe [etc.]» C’est d’ailleurs là le seul argument « Anti-Janco » que vous jugez pertinent.
    Un argument pour moi bien plus que pertinent. Je vous laisse imaginer le parc nucléaire français et/ou mondial en ruine et à l’abandon. Mais ça bien sûr Janco ne peut pas l’imaginer, parce que Ça pour lui (et tant d’autres) c’est impossible, ça ne peut pas arriver. Pour moi Jancovici se sert de l’idée de la barbarie, autrement dit du Chaos (qui fera suite à l’Effondrement) comme d’un épouvantail pour mieux nous « vendre » le nucléaire.
    Comme tout le monde Janco fait sûrement ce qu’il peut, il a besoin de croire que ses conférences vont dans le bon sens. En attendant, ne vous est-il pas venu à l’idée que Janco pourrait être une marionnette du Système… un excellent VRP pour nous vendre et en même temps une certaine décroissance, qui n’aurait bien sûr rien à voir avec celle de la joie de vivre ? Vous devez bien savoir que les idées des décroissants font leur petit bonhomme de chemin… et que le Capitalisme a cette formidable capacité à récupérer et recycler tout ce qui lui fait obstacle.

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    1. Apparemment, vous êtes plutôt contre le nucléaire à l’instar de bon nombre d’écologistes. A cela, je ne peux que répondre par une question : mais que veulent les écolos ? Dans leur tribune, ils ont dit leur conception de l’écologie, mais ça ne nourrit pas son homme. Que veulent-ils en termes de solutions concrètes ? Division par N du niveau de vie avec ruptures de courant ? Pourquoi pas, mais qu’ils le disent. Qu’ils opposent des options concrètes à celle du nucléaire au lieu de faire croire que les ENR suffiront. La rengaine de Jancovici, c’est qu’on a besoin d’énergie PILOTABLE et DECARBONNEE : c’est là-dessus qu’il faut lui répondre, et pas avec une certaine « vision de l’écologie ».

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      1. – « Nous n’avons aucune leçon à donner, aucune solution, aucun combat, aucun rôle à jouer ni mission à accomplir. Rien à vendre en somme. Chacun pense ce qu’il veut et fait ce qu’il peut. […] Nous sommes sans pitié pour les « beaux parleurs », les charlatans moralisateurs et autres donneurs de leçons promptes à lancer l’anathème, et qui s’imaginent que leurs paroles peuvent « sauver le monde » [etc.].  »
        C’est ce que vous dites dans votre ligne éditoriale. J’en suis exactement là, moi aussi. Alors pourquoi voudriez-vous qu’on vous propose des solutions, des yaka et des faukon ?
        Ce que veulent les écolos je n’en sais rien. Pour la simple raison que le mot « écologiste » ne veut plus rien dire, que l’écologie est devenue une véritable marie-couche-toi-là, tout le monde s’en réclame, même les plus pourris.
        Ceci dit, oui je suis contre le nucléaire. Et je pense que nous devrions profiter du calme avant la Tempête pour démanteler toute cette merde. Pour ensuite la gérer… au mieux. Pour des siècles et des siècles amen. En tous cas, surtout pas en rajouter ! En attendant…

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      2. Perso, j’ai horreur des « solutions », aussi je n’en demande à personne. J’estime simplement que critiquer Jancovici pour son idéologie, (réelle ou fantasmée), est sans intérêt compte tenu du fait que : 1) le monsieur défend une « solution » pour avoir de l’énergie pilotable et décarbonée, 2) que c’est cela l’important, et donc que seule une autre « solution » peut lui être opposée de façon pertinente. Si les écolos n’ont pas de « solution », alors qu’ils se contentent de critiquer le nucléaire, (qui mérite d’être critiqué), mais pas Jancovici.

        Vous faites la même erreur en disant : « démanteler toute cette merde. Pour ensuite la gérer… au mieux » : mais comment faire pour « la gérer au mieux » ? Vous voyez bien que votre critique débouche sur un besoin de « solution », et c’est parce que vous partez d’une « solution » : le démantèlement.

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      3. Réponse à Didier Mermin 22 novembre 2021 à 02:18
        Bonjour. Quand j’écris «Pour ensuite la gérer… au mieux [etc.]» les points de suspension veulent dire… ce qu’ils veulent dire. Et c’est la même chose pour «au mieux».
        Actuellement nous avons encore les compétences pour démanteler, alors profitons en (avant la Tempête). Pour ce qui est de gérer la merde… c’est autre chose. Le «trou bien profond» est une «solution»… parmi d’autres. Bref, comme dit le proverbe, s’il n’y a pas de solution… c’est qu’il n’y a pas de problème.
        En attendant… ma «solution» (mon yaka-faucon) c’est bien le démantèlement et la sobriété. Mais attention là encore, pas celle qu’ON cherche à nous vendre. Parce que c’est actuellement à la mode ça aussi, la sobriété. La confusion n’a jamais été aussi grande, la propagande aussi élaborée, nous ne sommes plus à un oxymore près. La Croissance Sobre et le Capitalisme Sobre sont dans les tuyaux… ils ne devraient pas tarder à sortir.

        Là où il me semble… que vous faites une erreur, c’est quand vous semblez dire… qu’il ne faudrait pas critiquer Janco sous prétexte que lui propose une «solution». Mais à ce moment là, on ne pourrait donc plus critiquer* personne. Pour quelle raison ne pourrions pas dire que Janco a tout faux quand il dit par exemple que le capitalisme ou la publicité n’ont aucune espèce d’importance ?
        * J’entends juste le mot critiquer comme analyser et juger… penser.

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      4. 1) « La Croissance Sobre et le Capitalisme Sobre sont dans les tuyaux… ils ne devraient pas tarder à sortir. » : là, vous avez peu de chances de vous tromper. Une décroissance devant arriver tôt ou tard, le système ne manquera pas de l’enrober dans la « sobriété », en effet, les médias n’auront aucun problème pour changer leur fusil d’épaule quand leurs patrons le décideront.

        2) « il ne faudrait pas critiquer Janco sous prétexte que lui propose une «solution» » : dans ce cas oui, car les écologistes ont des prétentions électorales et même gouvernementales, on leur doit du reste le programme de fermeture de 50% du parc nucléaire. Partant de là, ce n’est pas Jancovici l’élément intéressant de l’histoire, on s’en fout qu’il soit ou non un vilain lobbyiste, il faut critiquer sa ou ses solutions, qui sont celles de l’industrie nucléaire. Elles n’ont donc rien de personnel, elles ne sont pas propres au personnage.

        De plus, quand on a des prétentions électorales, on vient avec des solutions un tantinet plus consistantes qu’une « vision de l’écologie » qui relève de la POESIE, surtout quand on prétend s’opposer au lobby du nucléaire :

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    2. Jancovici est-il une marionnette du système ? Cette question mériterait un billet. Je viens de voir la vidéo d’un youtubeur invité sur le plateau d’Hanouna. Invitation 24h à l’avance, fausses promesses au téléphone, sur le plateau pas le temps d’en placer une, et pour finir une bête question : « pour ou contre la taxe carbone ? » On devine illico que le but était de ramasser un maximum de « contres » : là il y a manipulation et donc marionnette. En dehors de telles situations concrètes, le mot ne veut rien dire, ou bien il faut admettre qu’on est tous des marionnettes puisqu’on est tous conditionnés par le système.

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      1. Bien sûr qu’on est tous conditionnés par le Système. Mais certains plus que d’autres, tout de même, non ? Tous des marionnettes, probablement aussi. Pourquoi croyez-vous qu’ON nous permette de raconter tout ça ici ? Déjà pour entretenir l’illusion qu’on est encore en démocratie, tout connement. Et quoi d’autre, et en même temps… hein ?

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      2. On est tous des marionnettes si on veut, mais ça n’a pas grande importance, ce n’est qu’une étiquette. Après tout, le billet « pourquoi on ne fait rien » se termine sur l’idée qu’on est tous des rats de laboratoire. On est tous américains disait Colombani au lendemain du 11/9, on est tous Charlie par solidarité, ou tous spécistes. etc. etc. etc.

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  3. Ce sont des communistes. N’oubliez pas que les communistes européens ont toujours aimé attaquer les anarchistes et les socialistes en plus des fascistes et des capitalistes.

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    1. Tout à fait d’accord avec ce que vous dites des communistes, mais ces écolos en sont-ils vraiment ? J’en doute fort car, s’ils avaient la « fibre communiste », ils ne reprocheraient pas à Jancovici son soit disant « appel à une gouvernance autoritaire ». Pour les communistes, (dont je me sens plutôt proche), l’autoritarisme est nécessaire pour imposer le pouvoir du peuple contre les capitalistes. Cf. la fameuse « dictature du prolétariat » et ses effets désastreux quand elle est appliquée comme elle l’a été dans l’ex-URSS.

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