Wanted : Giraud, Jancovici, Bihouix

Le Partage, site écolo radical placé sous le haut patronage de Nicolas Casaux, a publié d’icelui un article intitulé « Giraud, Jancovici, Bihouix, etc. » et sous-titré « Contre les experts et leur monde », où il se livre à une critique pour le moins non pertinente.


L’on peut bien admettre que « les experts » sont une plaie pour la démocratie, mais pourquoi ces trois-là en particulier ? Il y en a tant d’autres dans tous les domaines qu’un minimum de décence intellectuelle exigeait de motiver un tel choix. A titre de comparaison, votre serviteur a opté pour un certain Mitch McConnell, expert en stratégie politique et leader des Républicains au Sénat américain, un type que Politicoboy présente comme « l’homme le plus influent du 21ième siècle » et la « quintessence du cynisme ». Même si Politicoboy exagère, il est douteux que les cibles de monsieur Casaux présentent le même cynisme et le même pouvoir.

Mais l’essentiel n’est pas là : autant ce Mitch McConnel est un moteur du système, (son opposition radicale et efficace contre Obama a ouvert la voie à Trump), autant Giraud, Jancovici et Bihouix sont des critiques. Certes, ce ne sont que des opposants « de l’intérieur » que l’on ne voit jamais cracher à la face du Capitalisme, de l’État et de la Civilisation, mais ce ne sont quand même pas des Elon Musk, des Laurent Alexandre, des traders assoiffés d’argent ni des PDG de multinationales extractivistes. N’ayant pas ciblé les pires criminels mais le menu fretin, (en quelque sorte), les griefs de Casaux frisent le ridicule. Ainsi, Jean-Marc Jancovici ayant parlé « très brièvement, du capitalisme dans une interview pour LCI », (note 6 en bas de page), Nicolas Casaux pense que : « Ce qu’il en dit n’a pas beaucoup de sens. » Citation de cette double interview de JMJ et Yves Cochet :

« LCI : Ce système économique actuel est aussi caractérisé par la concurrence. Cette concurrence ne peut-elle pas devenir un obstacle à la transition écologique ?

JMJ : L’ennemi de la transition écologique, c’est tout ce qui raccourcit l’horizon de temps, et tout ce qui empêche la prise en compte de l’environnement dans le raisonnement économique et social. Or, la concurrence et la financiarisation raccourcissent l’horizon de temps. Dans une société cotée en bourse, le long terme c’est trop souvent 6 mois, tandis que les actions de lutte contre le réchauffement se pensent à un horizon de 30 ans, voire d’un ou deux siècles. Quand l’action de votre entreprise est en concurrence avec l’action du voisin, vous êtes tétanisé à l’idée de perdre en productivité. D’ailleurs, les grandes réalisations françaises, comme les fortifications de Vauban, le système ferroviaire ou hospitalier, n’auraient pas pu se faire dans un contexte de concurrence. Aujourd’hui, nous avons décidé de faire de la concurrence l’alpha et l’oméga de la construction européenne, mais c’est une erreur que nous allons payer cher. »

Donc Jancovici critique fermement la concurrence en régime capitaliste, mais cela «  n’a pas beaucoup de sens » pour monsieur Casaux qui précise :

« Mais il est tout sauf étonnant, bien entendu, que la quasi-totalité des experts et autres technocrates formés par les institutions scolaires et/ou scientifiques de la société industrielle capitaliste se retrouvent à défendre la société industrielle capitaliste. C’est le cas d’un Jancovici, c’est aussi celui d’un Bihouix, d’un Gaël Giraud (tous ceux-là promeuvent une société toujours industrielle et capitaliste, mais supposément plus soutenable — Hallelujah ! — que l’actuelle), et également celui d’un youtubeur s’adonnant à une soi-disant « vulgarisation scientifique » comme « Le Réveilleur » (« diplômé d’une école d’ingénieur (l’ESPCI) »), lequel chante les louanges du capitalisme, du « Progrès technique », etc. (de tous les fondements idéologiques de la société et des institutions qui l’ont intégralement formé) »

Mais où a-t-il vu que les trois susnommés font la « promotion » de « la société industrielle capitaliste » ? Sur sa page Facebook, Janconvici n’arrête pas de la critiquer : les SUV, les avions, les ordinateurs, rien n’échappe à sa moulinette « émissions de CO2 » ! Certes, tous les trois soutiennent que l’avenir, (et non pas le capitalisme), serait « plus soutenable » avec leurs solutions, mais ce n’est pas « promouvoir une société toujours industrielle et capitaliste », c’est seulement dire comment la maison devrait être aménagée, le terme étant à prendre dans son sens propre : « installer de manière à rendre habitable ». Giraud, Jancovici et Bihouix sont clairement ce que l’on appelle des réformateurs : il est heureux qu’il y en ait quelques uns de leur envergure, sinon « le système » n’aurait en face de lui que des écolos. (Et il n’y aurait point de salut en dehors de monsieur Casaux !)

Leur existence prouve que des intellectuels, formés et intégrés dans le système, sont cependant capables de penser contre lui : ce n’est pas un privilège réservé à Deep Green Resistance, mais quelque chose de banal qui résulte de l’esprit critique. Au lieu de reconnaître que des experts issus du sérail, (on a écrit des, pas les), sont plus efficaces que Lewis Mumford ou DGR pour rendre crédible et populaire une critique de la technique, Casaux écrit :

« L’expert pronucléaire (Jancovici) devrait ainsi entasser chez lui les déchets nucléaires, turbiner en personne dans une exploitation minière afin de récupérer de l’uranium. Même chose pour l’expert pro-panneaux solaires photovoltaïques (Bihouix). Qu’il aille donc extraire, traiter et assembler en usine les matières premières nécessaires à leur production, et qu’il récupère chez lui les déchets qu’elle implique, ou qui sont issus de leur mise au rebut. »

Face à ces arguments de haute volée, on ne résiste pas à la tentation de répliquer : que l’expert pro-écolo (Casaux) aille traire ses chèvres au lieu de faire sa propagande sur le Net, ça consomme bonbon en métaux rares et produit un max de CO2. Poursuivons :

« Il devrait d’ailleurs en aller pareillement des non-experts, des politiciens, des commentateurs et de tous ceux qui se permettent d’encourager des pratiques reposant sur la servitude salariale (ou non) qu’imposent le capitalisme et le fonctionnement de la société industrielle, de promouvoir des choses impliquant le fait que d’autres soient contraints de se soumettre au « travaille ou crève » sur lequel repose la machine capitaliste. De quel droit nous faisons-nous les zélateurs de causes dont nous n’avons aucunement à assumer les innombrables effets (…) ? »

Donc, en gros, si vous dites que le solaire et le nucléaire sont préférables au charbon, vous vous faites le zélateur de pratiques qui conduisent à l’exploitation de l’homme par l’homme. Ce n’est pas une critique pertinente, à l’inverse de celle d’Yves Cochet dans l’interview chez LCI :

« Contrairement à Jean-Marc, je ne pense pas que le nucléaire amortira la chute. Si je sors du raisonnement économique, le nucléaire ne peut fonctionner selon moi que dans des sociétés stables, démocratiques et très technologiques. Ces trois conditions sont nécessaires pour la gestion des déchets nucléaires, dont la radioactivité dure plusieurs dizaines de milliers d’années. Or, qui peut parier sur le fait que la France, ou l’Europe, conserve la même stabilité, le même niveau technologique et le même système démocratique dans le contexte de crise qui marquera le 21e siècle, et possiblement le 22e siècle ? »

C’est la chute finale

Au lieu de citer ses cibles, (histoire qu’on sache un peu de quoi elles sont coupables), Casaux invoque le procureur Lewis Mumford :

« […] le […] spécialiste, cet homme diminué, modelé par la civilisation pour ne servir la ruche que d’une seule façon, avec une dévotion aveugle de fourmi. »

Nous avons une sainte horreur des « penseurs » qui prétendent savoir ce qu’est la nature des hommes, en l’occurrence la catégorie des spécialistes qui seraient des « diminués ». Aux « heures sombres » de l’histoire européenne, nous avons vu certains traiter de « dégénéré » quiconque ne leur ressemblait pas. Mais qu’est-ce qu’il en sait, Mumford, de ce qui anime le cœur des hommes et des femmes ? Car ce sont quand même des humains, ces spécialistes, avec leur histoire, leur philosophie personnelle, leurs motivations, leurs rêves et leurs talents, tout ce qui en fait des êtres humains et interdit de savoir s’ils sont ou non « diminués ». Et il se trouve que certains, parmi les pires spécialistes de cette science que Casaux ne manque jamais de vomir, certains donc, ont plus d’une corde à leur arc : c’est le cas notamment de Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, écrivain, artiste et poète, et d’Aurélien Barrau, astrophysicien et philosophe qui cite longuement des poésies dans ses conférences et milite ardemment pour le climat.

Il reste à Casaux de comprendre que la philosophie de Mumford n’est qu’une vision abstraite du monde, et qu’à ce titre elle n’est applicable à aucun individu singulier, et ne peut pas servir à juger les gens. Même l’affreux Mitch McConnell ne « sert » pas « la ruche » et ne fait preuve d’aucune « dévotion » : il sert uniquement ses intérêts personnels et ceux de ses alliés. Voilà, donc Mumford a nécessairement faux en pratique, et il faut s’appeler Nicolas Casaux pour appliquer sa philosophie comme une recette de cuisine.

Paris, le 30 septembre 2020


Illustration : étatdestock.com – Affiche édition d’art

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11 commentaires sur “Wanted : Giraud, Jancovici, Bihouix

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  1. Peut être que pour Jensen c’est un exutoire, mais moi j’y vois surtout de la duplicité. Je ne suis pas forcément un partisan de la lutte armé (je vais m’expliquer plus loin). Je veux surtout que les paroles soit en accord avec les actes. Soit dit en passant, les méthodes de Jensen (diabolisation de l’adversaire, pathologisation, dogmatisme, insultes, etc…) sont se qui pourrit le débats aux USA depuis des années

    Sur la question de la violence: Je pense que des mouvements comme les ZAD, et autres blocages sont indispensable dans le mouvement écologiste. Mais il ne pourra s’agir que de mouvement de « défense ». Il faut en parallèle un mouvement offensif « légal »/officiel, qui fasse avancer les pions dans la société civil. Progresser les idées et exposer clairement les problèmes. De ce point de vu le mouvement collapso, malgré les reproches que l’on peut leur faire, on fait un très bon travail.

    Vous avez mit le doigt sur le problème de fond de la violence. Il s’agira de (trop) petites cellules qui se feront vite écraser. Et les dégâts ne serviront qu’à faire passer le « système » pour un modèle de modération.

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  2. Bonjour monsieur,

    Je ne sais pas si mon commentaire sera lu, m’enfin !
    D’abord, merci pour votre blog. Malgré son côté hyperpessimiste (surtout quand, comme moi, on a autour de vingt ans), il pose bien les problèmes actuels et les blocages. Pour cela il est précieux.

    Mais je voulais surtout intervenir sur le cas Casaux:
    C’est qq’un de très « particulier ». Traité de « facho » et rejeté par certaines personnes de son « camps » (gauche radical).
    Personnellement, je ne pense pas qu’il soit un « facho » ou autre. Plutôt qu’il fait partie d’un mouvement très marginale de la gauche et que ses convictions le poussent à des prises de positions très particulières: rejet de la médecine moderne, rejet des trans, etc…
    Voir contradictoires: reproches moraux à la civilisation industriels d’avoir un culte de « l’anti-vie », alors que dans le même temps la mort en masse d’humains ne semble pas le gêner, et qu’à plusieurs endroits il fustige une « sacralisation de la vie par la société moderne ».

    Il est bourré de ce type de contradictions, et quand on est pas d’accord avec lui, soit c’est parce qu’on est con, soit c’est qu’on est un suppôt du techno-capitalisme industriel. Et souvent sa réponse contiendra un nombre non négligeable d’insultes, accusations, etc…

    Ensuite, si Deep Green Resistance à fait un taf de pensée pas négligeable ils me sorte par tous les trous.
    Pourquoi ? Ben disons que les gus qui appel à la lutte armée depuis 10 ans, mais qui veulent pas monter au front/ prendre les balles, c’est vite casse-couilles.

    Pour les chasseur-cueilleurs, quelques documents critiques:

    Cliquer pour accéder à kaplan-darker.pdf

    https://collectiflieuxcommuns.fr/153-la-confusion-primitive (Après Zerzan à pas mal été critiqué par d’autres anarcho-primitivistes, mais l’article soulève pas mal de problème…)

    Sur DGP:

    https://fr.theanarchistlibrary.org/library/michelle-renee-matisons-alexander-reid-ross-contre-deep-green-resistance

    https://theanarchistlibrary.org/library/kevin-tucker-if-you-want-to-destroy-his-sweater-beef-with-derrick-unraveled

    Désolé si mon message fait très brouillon…

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour,

      Normalement, les commentaires sont en mode « approbation automatique », mais pour celui-ci la machine a sollicité mon intervention. Votre langage n’est pas très châtié, mais bon, rien de bien méchant, alors je l’approuve, ne serait-ce qu’au titre de la « liberté d’expression ». 🙂

      Cela dit, je ne pense pas que Nicolas Casaux soit un facho, c’est seulement un idéologue pour le moins brouillon, ce qui explique les contradictions qu’on peut relever chez lui. C’est surtout un extrémiste qui verrait d’un bon œil que les humains disparaissent rapidement et en masse pour que les autres espèces survivent : on peut le souhaiter, ce n’est pas interdit, mais cette option fait disparaître les problèmes et les questions, de sorte qu’elle ne présente aucun intérêt intellectuel. Comme le reste du personnage. A+

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      1. Effectivement. Désolé d’avoir parler comme un charretier.
        Comme je l’ai déjà dis, je ne pense pas que Casaux ai un quelconque lien avec le fascisme (qq soit le sens qu’on met derrière ce mot).

        En fait ce n’est pas tellement la disparition des humains qu’il veut, plutôt la retribalisation total de la planète, considérant que le néolithique n’a été qu’une erreur de 10 000 ans dans l’histoire humaine.
        Mais c’est vrai qu’il y a une espèce d’idéalisation de la nature chez les gens de DGR.
        J’ai été assez violent verbalement avec eux, mais quand on parle de guérilla, un moment faut la faire. Pas juste parler dans des conférence.

        Après, on peut reconnaitre à Casaux de faire un bon boulot de traduction.

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      2. « quand on parle de guérilla, un moment faut la faire » : vous en êtes sûr ? Prôner la violence sans passer à l’acte, c’est ce qu’on appelle un exutoire, c’est-à-dire une « Activité qui sert à détourner un excès d’une énergie, d’un tempérament, d’un sentiment. » A mon avis, pour ce qui est de la violence, un exutoire est préférable à la violence elle-même, parce que celle-ci provoque des dégâts sans changer les choses. Le système est tellement gigantesque que la violence de personnes ou de groupes est de toute façon vouée à prendre fin, comme les guerres. Et entre temps, le système ne fait que se renforcer.

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  3. Comme je découvre votre blog à l’instant, par l’intermédiaire d’un de vos commentaires sur FB, j’ai cru que vous parliez de Jean Giraud…. aïe…. lol… ça doit être l’illustration BD qui m’aura menée sur cette piste … déserte ! 😉
    Je recommence !!!

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  4. Jancovici est un tartuffe qui effectivement louvoie pour ne pas dire qu’il ne veut pas sortir du capitalisme, sortie que n’importe quel écologiste conséquent sait pourtant indispensable. C’est son droit mais il ne peut prétendre être écologiste. Pas étonnant qu’il plastronne, invité d’honneur et opposant factice lors de raouts et de conférences organisés par le patronat capitaliste

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      1. A vrai dire, je reconnais ne m’être pas trop foulé étant donné la médiocrité du texte au-dessus.

        Ce qui m’a fait rire, c’est cette phrase « cette réponse, en forme d’uppercut adressée au n°2 ».

        L’auteur pense peut-être sincèrement que le patronat français et les gros pollueurs tremblent devant Jancovici et que si celui-ci est régulièrement invité à pérorer sur tous les média avec son charabia technico-nucléaire, à la différence des écologistes, c’est uniquement parce qu’il a une bonne tête et qu’il présente bien

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  5. Je lis régulièrement les articles de Nicolas Casaux (et je les publient même sur mon site internet). Ce que je n’aime pas de ses articles ces cette hypocrisie permanente : IL N’EXPLIQUE JAMAIS SA SOLUTION aux problèmes qu’il dénonce, laquelle consiste (je l’ai compris avec le temps) à un retour au mode de vie de chasseur-ceuilleur pour tous. Mais surtout, il n’explique pas que c’est impossible à appliquer sur terre sans un génocide de 99% de ses habitants puisqu’il faut 100 kilomètres carré de terres productives (10kms x 10kms minimum) pour subvenir aux besoin des habitants. Nous montrera-t-il l’exemple à suivre pour préserver la race humaine en se suicidant le premier ?

    Aimé par 1 personne

    1. Qu’il ne parle jamais de solution, c’est exactement ce que je me disais en écrivant mon billet. Moi non plus je ne parle pas de solutions, mais au moins je ne dénigre pas ceux qui agissent, je me contente de dire que ça ne servira à rien, système oblige. J’encourage même à l’action, rarement certes, mais par exemple dans « Réveiller Antigone ». (https://onfoncedanslemur.blog/2018/01/26/reveiller-antigone/)

      Quant à ses chasseurs-cueilleurs chéris, ils me sortent par les yeux. Casaux fait partie de ces écolos qui s’imaginent que c’était tout rose à leur époque. En fait, la vie était sûrement aussi difficile pour eux que pour nous, mais de façon très différente, j’n parlerai un jour. Mais pourquoi publiez-vous ses articles si vous n’êtes pas d’accord avec lui ?

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